samedi 27 décembre 2008

Cité des fleurs

La Cité des Fleurs est une longue allée piétonne de 320 mètres bordées par des petites maisons avec jardinets de part et d'autre. Elle relie l'avenue de Clichy à l'ouest à la rue de la Jonquière à l'est, tout au nord du 17ème arrondissement.
Créée en 1847 par Jean-Edmé Lhenry et Adolphe Bacqueville de la Vasserie qui possédaient des terrains là, la Cité des Fleurs mettra quelques années à se développer et à attirer des résidents. EN 1866 tous les terrains avaient trouvé preneur, mais comme le montre le tableau de Sisley "Montmartre depuis la Cité des Fleurs", le paysage était encore très champêtre !
Le n°25 abritait le réseau de résistance "Plutus" qui faisait des faux-papiers. En mai 1944 les Allemands découvrirent leur cachette et tous les membres du réseau furent tués, lors de l'assaut ou en déportation.


En 1850 une convention précise les règles d’urbanisme et d’architecture de la Cité des Fleurs : alignement des façades, limitation à deux étages et mansarde, murets et grilles de hauteur uniforme, nature et hauteur des murs mitoyens... Grâce à cela, on y trouve des maisons élégantes et d'autres beaucoup plus simples, mais qui toutes cohabitent harmonieusement.

Parmi les gloires locales, Catherine Deneuve est née Cité des Fleurs.
C'est également ici (n°30) qu'on trouve l'héritier du foyer d'accueil des jeunes aveyronnais.

"Le contexte d'exode rural qui a suivi la fin de la seconde Guerre Mondiale a vu de nombreux habitants de l'Aveyron partir à Paris. Dans les années 1950, environ deux jeunes par jour arrivaient à Paris, sans logement et sans travail pour la plupart d'entre eux. L'évêché de Rodez, ayant pris conscience de ce mouvement, décida d'envoyer un de ses prêtres à Paris. Ces Aveyronnais commencèrent à se réunir dans des cafés, à organiser des sorties. Très vite s'est faite sentir la demande d'un local. Pour cela, une association de loi 1901 s'est créée en 1953 : " Lou Cantou - foyer des Jeunes Aveyronnais ". Ils ont acheté une grande maison au 30, Cité des Fleurs dans le 17ème arrondissement qui a servi de lieu de réunion et de dortoirs pour garçons. En 1957, cette association est devenue le " Foyer des Jeunes Aveyronnais, Cantaliens, Lozériens de Paris " puis en 1963 : " Foyer de Jeunes Travailleurs de la Cité des Fleurs ". (http://www.fjtcitedesfleurs.org/)

2 commentaires:

  1. Super ! Paris le nez en l'air est de retour. J'adore le lien vers le tableau de Sisley, ça permet de se mettre dans l'ambiance de l'époque. Vous devriez faire une série de post sur les "Cités" parisiennes, qui sont, à mon avis, une des grandes richesses parisiennes souvent méconnues. Y en a-t-il dans tous les arrondissements ? Datent-elles toutes de la même époque ?

    Merci pour vos lumières

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  2. leydetcharlotte at yahoo.fr14 janvier 2012 09:50

    Bonjour Saint Quentin,

    Vous ne me connaissez pas et je ne vous connais que par ce blog que je fréquentais régulièrement. J'habitais Paris, je vous lisais et je regrettais de ne pas prendre le temps d'aller flaner sur vos traces, pour profiter de ces joyaux qui nous entourent si on prend juste le temps de lever le nez.

    Et c'est ainsi qu'un jour d'avril 2009, le dimanche 19 je m'en souviens, je me suis prise par la main et je suis allée jeter un coup d'oeil à la Cité des fleurs. Il faisait beau et j'étais heureuse d'avoir découvert ce petit ilot de tranquilité, là au beau milieu de Paris. En repartant rue de la Jonquière, je me suis posée à la terrasse d'un café assez anodin, chez "Irène et Bernard". Et c'est là que j'ai fait la connaissance d'Antoine, qui est devenu ensuite mon ami. C'était il y a plus de 2 ans maintenant. Depuis nous sommes retournés quelques fois dans notre café.

    Le week-end dernier, Antoine m'a demandé en mariage. C'est peut-être un peu désuet de nos jours mais j'en suis évidemment très heureuse. Et je ne peux m'enlever de la tête que sans votre talent, je ne me serais pas prise par la main et Antoine ne me l'aurait pas non plus demandée.

    Bref, le bonheur tient à si peu de choses, du talent et l'envie de regarder différemment ces lieux qui nous entourent; ces personnes que nous croisons.

    En guise de remerciement, si vous me communiquiez une adresse postale, j'aimerais vous adressez un petite surprise dont je pense qu'elle pourrait vous faire plaisir à mon tour. Bien à vous,


    Charlotte L.

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